Bogotá se tient à environ 2 640 mètres, et la première matinée sur place se passe surtout à comprendre ce que cela veut dire. Les ruelles coloniales de La Candelaria montent plus qu'une carte ne l'avoue, et le thermomètre reste autour de 8 à 19°C quel que soit le mois. Quatre jours plus tard, les mêmes vacances peuvent se dérouler au niveau de la mer à Cartagena, où il fait 24 à 32°C toute l'année. La meilleure eSIM pour la Colombie est celle qui s'achète pour cet écart vertical et non pour la ville affichée au tableau des arrivées.
Ce qui rend le choix inhabituel, c'est que la Colombie s'assemble à partir de vols. Bogotá–Medellín prend cinquante minutes en l'air contre huit à neuf heures par-dessus les montagnes, si bien qu'un itinéraire ici contient trois ou quatre arrivées distinctes à l'intérieur d'un même pays, chacune avec une nouvelle adresse à une nouvelle altitude, aucune près du Wi-Fi auquel vous vous fiez chez vous. Votre opérateur habituel pose ses propres conditions pour la Colombie, donc lisez votre tarif avant d'acheter. Une eSIM de voyage est l'autre voie : un second profil sur l'appareil que vous possédez déjà, qui ne porte que des données, ajouté par le Wi-Fi de la maison et laissé éteint jusqu'au départ.
L'altitude commande l'ordre, la saison bouge à peine
La température suit ici l'altitude et non le calendrier, et c'est précisément pour cela qu'un itinéraire colombien se décide tôt puis change rarement. Bogotá reste autour de 8 à 19°C, Medellín à 1 495 mètres évolue entre 15 et 28°C et se voit appeler pour cela la Ville de l'Éternel Printemps, tandis que Cartagena et Santa Marta tiennent 24 à 32°C au niveau de la mer. La variable, c'est la pluie : l'intérieur andin est plus humide en avril et mai puis de nouveau en octobre et novembre, alors que la côte caraïbe est la plus sèche de décembre à avril, qui est aussi la saison des congés colombiens.
Pour l'acheteur, cela a une conséquence utile : les jours se comptent honnêtement, des mois à l'avance. Trois villes demandent d'ordinaire dix à quatorze journées, un chiffre imposé par les altitudes et par les vols plutôt que par une météo qu'il faudrait attendre. La plupart des voyageurs donnent aussi la première journée lentement à Bogotá au lieu de monter droit au Cerro de Monserrate, dont le sommet approche 3 150 mètres, et cette journée compte dans le total.
Chaque étape entre les villes est un vol
Sur une carte, les villes de l'intérieur ont l'air voisines. Bogotá et Medellín sont à 240 kilomètres l'une de l'autre à vol d'oiseau, ce qui, dans la plupart des pays, ferait une matinée de route. Ici trois chaînes distinctes des Andes se dressent entre les deux, et la route par-dessus coûte huit à neuf heures. Bogotá–Cartagena, ce sont quelque 660 kilomètres, un trajet de dix-huit à vingt heures que presque personne ne fait ; Medellín–Cartagena dure environ une heure dix en l'air. La seule étape que les visiteurs conduisent vraiment est celle de la côte : Cartagena–Santa Marta, 230 kilomètres en quatre heures environ.
Le profil dans votre téléphone doit donc survivre à plusieurs débuts et non à un seul, chacun étant un terminal, une file de taxis et une adresse que vous n'avez jamais vue.
La route d'entrée diffère à chaque aéroport
La distance de la piste au lit n'est pas une constante ici, et c'est le détail qui piège les premiers venus. El Dorado se trouve à environ treize kilomètres du centre de Bogotá, trente à quarante-cinq minutes en taxi ou en VTC, et une navette TransMilenio dessert aussi l'aéroport. Rafael Núñez est à peine à trois kilomètres des murailles de Cartagena, dix à quinze minutes ; Simón Bolívar à seize kilomètres de Santa Marta, vingt à vingt-cinq. Medellín fait exception : José María Córdova se dresse à Rionegro, à quelque trente-cinq kilomètres, dans une autre vallée, quarante-cinq à soixante minutes de route de montagne.
Conseil : Sur le saut Bogotá–Medellín, le vol est la moitié courte. Aux cinquante minutes en l'air succèdent trois quarts d'heure à une heure de route de montagne en descendant de Rionegro, si bien qu'un ramassage ou une arrivée à l'hôtel se cale sur la route et non sur l'heure d'atterrissage. Confirmez une voiture réservée par rapport à Rionegro et non par rapport au mot Medellín : c'est une autre vallée, et un chauffeur la facture comme telle.
Les journées qui laissent les villes derrière
Les meilleures sorties de Colombie sont aussi les moins connectées, et la raison en est le terrain lui-même plutôt que quoi que ce soit d'imprimé sur votre commande. Les plages du Tayrona s'atteignent à pied depuis Santa Marta, et Ciudad Perdida est une marche de plusieurs jours dans les collines derrière. Les Islas del Rosario sont une matinée en bateau au départ de Cartagena, où c'est l'eau libre et non le relief qui met la distance. Guatapé et le monolithe El Peñol font la sortie habituelle depuis Medellín, et le pays du café autour de Salento avec la vallée de Cocora forme une étape à part sur des routes de montagne. La réception peut varier sur chacune d'elles, selon le relief, l'appareil et l'état local du réseau.
Cela plaide pour lire plus tôt plutôt que pour un volume plus grand : le point de rendez-vous, le dernier bateau du retour, le nom du logement, réglés dans la ville d'où vous partez.
La liste que produit une quinzaine colombienne
Sur dix ou quatorze jours, la dépense tient plus de l'administratif que du divertissement :
- Le bateau et le car. Heure de départ et embarcadère pour une matinée aux Islas del Rosario, le ramassage d'une journée à Guatapé, la porte du Tayrona qu'on vous a indiquée — confirmés le matin même et non sur une capture d'écran vieille d'une semaine.
- Le prochain vol intérieur. Une carte d'embarquement, une règle de bagages et un terminal à vérifier, trois ou quatre fois en quinze jours et non une seule fois au début.
- L'altitude de demain. Ce qu'il faut emporter pour une journée 2 000 mètres plus bas que celle-ci, et si la marche prévue commence à 2 640 mètres ou plutôt vers 3 150.
- La chose à lire dans la minute. Un menu à Getsemaní, un avis à la porte du Tayrona, le message d'un hôte avec un chemin enfoui dedans.
Comment se lit l'échelle colombienne
La Colombie se décline en six tailles : 1 Go pour sept jours, 3 Go pour quinze, puis quatre formules de trente jours à 3, 5, 10 et 20 Go. Il faut y lire deux questions et non une seule : les jours sont décidés par les altitudes et les vols, les gigaoctets par vos propres habitudes.
En une phrase : une semaine sur la côte, ou quelques journées tranquilles dans les musées de Bogotá, se place dans la partie 3 à 5 Go de la colonne, tandis que la version de dix à quatorze jours réunissant les trois villes est ce pour quoi existe l'option 10 Go associée à trente jours, et la taille au-dessus sert quand un portable se branche sur la même connexion ou qu'un appel vidéo part vers la maison chaque soir. Vérifiez si le forfait démarre sa validité à l'achat ou à la première connexion, car une fenêtre ouverte trop tôt est la manière dont ce calcul se défait.
Les voisins sont proches et vendus séparément
Les vols au départ de Bogotá font passer le Panama, l'Équateur, le Venezuela et le Brésil pour des prolongements des mêmes vacances. Ce ne sont pas des prolongements du même forfait : chacun se vend selon ses propres conditions, et un profil acheté pour la Colombie s'arrête là où la Colombie s'arrête. Si un saut chez le voisin est déjà prévu au calendrier, traitez-le comme un second achat et réglez-le avant le départ.
Le point vaut aussi vers l'intérieur. San Andrés se trouve à 750 kilomètres au large dans les Caraïbes et Leticia est posée sur l'Amazone sans qu'aucune route n'y mène ; toutes deux sont indiscutablement colombiennes, et ce qui change là-bas, c'est le paysage et non les papiers. Lisez le territoire imprimé sur l'offre devant vous et assurez-vous que la Colombie y est nommée.
Ce qui reste sur votre propre numéro
Rien ici ne remplace la ligne que vous portez déjà. Votre SIM habituelle garde son numéro, ce qui pèse ici parce qu'une compagnie intérieure, une banque qui contrôle une carte et un hôte à Salento envoient tous de courts codes au numéro donné avant le départ. Ses données mobiles sont la part que vous coupez ; les appels et les messages ne changent pas.
Le reste dépend du forfait et non de la Colombie. Certaines offres ne portent que des données, ce qui peut vouloir dire aucun numéro colombien à vous pendant que la messagerie des applications tourne sur le volume accordé. Si le forfait et l'appareil l'autorisent, alors un ordinateur portable peut s'y greffer le temps qu'une averse de l'après-midi passe. Là où le forfait sélectionné le permet, sous-estimer cesse d'être définitif, même si l'option n'existe pas partout. Un premier profil prend vingt minutes, et le côté téléphone tient dans comment installer une eSIM.
Donc : laissez les altitudes commander l'ordre, achetez une fenêtre assez longue pour contenir le dernier vol, et mettez le profil sur le téléphone plusieurs jours avant de partir pour l'aéroport. Ce que chaque offre énumère — la taille, les jours, le territoire qui y est nommé — se trouve sur la page eSIM Colombie.

